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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 12:31

 

    2012-Thailande-Vietnam 0236  2012-Thailande-Vietnam 0335 

 

 

 

 

 

 

Suite du feuilleton « moteur »

Mon  choix se limitait à trois marques : Myanmar, Volvo, Nanni

La proposition du concessionnaire local  Yanmar m’a fait penser que le moteur devait être plaqué or; afin de pouvoir réduire le prix de 17 % il m’a été suggéré de descendre, à la voile, à Langkawi en Malaisie (zone sans taxe) où il pouvait me faire délivrer le bébé dans les 3 semaines !!!

Lui, en tant qu’entreprise prétendait ne  pas pouvoir  récupérer les taxes (ou plus exactement ne voulant pas s’emmer …) or, après renseignements, il s’avérait qu’il était plus prudent d’installer le moteur à Phuket où sont les compétences et non à Langkawi. Je m’imaginais donc, naviguant à la voile avec un moteur attaché sur le pont et croissant les doigts qu’il n’y ai que du beau temps, pas trop de gite etc. etc. : pas raisonnable du tout cela donc, non, il faut trouver une autre solution. C’est à ce moment où ce fameux concessionnaire m’a dit qu’il pouvait me donner le nom d’un transitaire, que cela demanderai de la patience pour récupérer les taxes mais que …..Pourquoi pas …. !

Moteur Volvo alternateur4 P1050650

 

 

Pendant ce temps

 

j’avais interrogé la maison Nanni, en France, directement car c’était ma préférence mais j’avais occulté certaines notions fondamentales : Nanni est un société qui, parait-il, fabrique et vend des moteurs marins, or c’est une société française, ils n’ont absolument pas besoin de vendre  et de gagner de l’argent, ils veulent contribuer au déficit de la balance commerciale car une exportation d’un moteur de plus de 10000 euros serait sans doute trop vulgaire pour eux. Et malgré mon insistance (3  semaines d’attente, de relances,) je n’ai jamais pu obtenir une offre de prix et de délai de livraison. Pour être vraiment juste, Monsieur Gregorio Passani, après un mois, m’a écrit « Je suis désolé du service que vous n'avez pas reçu de notre part. Je m'occupe directement de vous et je vous envoie une offre, la meilleure, de suite »  J’attends toujours…..  , par contre ce Messieurs de la direction,  Mark Deckers ne devait vraiment pas se sentir concerné, alors que monsieur Bruno Peyrac, lui avait fort bien fait son travail de technicien ingénieur et avait même relancé sa direction……Enfin maintenant ils savent que j’ai acheté un moteur Volvo qui fut livré en 15 jours :

Le 15 février, un mois plus tard Ici, à Phuket, le moteur était commandé et devait mettre un mois pour arriver d’Europe. C’est 15 jours plus tard qu’il arrivera  ici.

Le représentant Volvo ici  est remarquable, compétent, efficace, il se nomme   « Léon », il a su, lui, s’occuper du dédouanement et récupération des taxes et surtout à fait un travail d’installation en 15 jours extrêmement consciencieux. Cela fait du bien de pouvoir dire tant de bien  d’un vrai professionnel, concerné par son travail. En conclusion, encore un grand bravo à la dynamique lamentable et  non commerciale de Nanni. Heureusement, mon choix  s’est oriente différemment car j’imagine assez mal aussi  leur service « après non vente » ….

Voili  voila c’est dit, mais à ce rythme il va être dur D’ACHETER Français. Certain ENTREPRENEURS LASSIFS arrivent même à faire honte ! : aller, gardons l’espoir  quand même malgré nos prétentions, nos suffisances nationales ET NOS INCOHERENCES NATIONALES !

 

2012-Thailande-Vietnam 7668Pendant l’installation une petite balade dans le nord de la Thaïlande s’imposait: rien de plus facile que de louer une auto et  sillonner les très bonnes routes aux milieux des montagnes hélas enfumées par les brulis .Vous remonterez de Chiang Mai à Chiang Rai, vous profiterez des marchés nocturnes, visiterez plein de temples, naviguerez sur le Mékong  entre Laos et Birmanie (ou Nyanmar)…, admirerez les sublimes plantations de thé en espalier aux abords des rizières et puis vous rencontrerez les villages ethniques qui gardent  leur charme et permettent aussi de belles rencontres  même si parfois ils perdent un peu de naturel en attendant  le touriste. Il y a là de magnifiques treks à faire en montagne et avoir des rencontres sincères.P1050363

 

Avril : Sea Lance  rode sa nouvelle « brise Volvo » dans les eaux thaïlandaises direction les traditionnelles  îles de la Baie de Phang Nga aux formations karstiques dressées comme des champignons au milieu de la mer, les grottes, cavernes et criques ou le mieux est le kayak pour les découvrir, puis  les   Similanes et Surines: là  de belle  plongée  surtout une eau  d’une formidable limpidité digne des Tuamotu (sans le beau corail, sans les requins sans les langoustes…mais avec une faune riche en reptile (gros gros lézards, serpents ),écureuils, rapaces …et surtout énormes blocs  de granit arrondis semblants tous en équilibre précaire  . 

 

C’est en fin de journée du 11 avril, paisiblement au mouillage dans ces îles que la vedette des Coast guards me donnent expressément l’ordre de m’éloigner des cotes : alerte Tsunami suite à tremblement de terre à Sumatra ….nous partons au large et en profitons pour une navigation de nuit avec un bonne brise portante, pour une fois ….et pas l’ombre d’une vague ….plus de peur que de mal. Cela fait déjà quatre fois que nous avons eu de telles alertes et heureusement soit nous étions au large     soit  rien ne s’est passé !

  Fin Avril : il faut  aller sur Krabi ‘à 30 nautiques de Phuket pour mettre au sec Sea Lance avant le retour en France. Krabi a une marina (Boat lagoon Krabi) toute neuve, très propre et très bien protégée, un peu loin de tout sauf de l’aéroport.

La préparation du ba2012-Thailande-Vietnam 0107teau qui va rester seul 5 mois (une première depuis 7 ans …….sniff sniff) demande, comme tous navigateur le sait, pas mal d’énergie et de temps: retirer tout sur le pont, rincer et plier les voiles, isoler tous les vêtement dans des housses en plastique, surtout bien envelopper avec grand soin le piano et le saxophone … hiverner  les moteurs, protéger les drisses et autres bouts faute de quoi avec les pluies abondantes de la mauvaise saison vous retrouvez tout vert de moisissure !!   Bon j’arrête là vous allez être  épuisés  vous-même……

2012-Thailande-Vietnam 7557P1040764

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez compris qu’il n’y aura pas  de news avant octobre date de retour sur le bateau qui va avoir un vrai lifting,  une grande beauté : peinture, pont, révision gréement, idem pour les safrans et les voiles, tout cela avant de repartir ENFIN naviguer. C’est étonnant comme le fait de revenir pendant une période aussi longue à terre peut troubler et l’envie de large va vraiment vite  tarauder…

P1050033Comme l’écrit fort bien Pierre Mathiote dans son livre « lettres à un jeune navigateur » : quel rôle joue la navigation ..Sur le comportement du navigateur revenu sur terre, existe-t-il un lien causal inconscient entre la vie « merrestre» et la vie terrestre ?? Si l’on vit pleinement la vie en mer, on vit aussi pleinement quelque part sa solitude et on s’en ressent  libérée, seul reste le mot sans le poids. A force de regarder les mêmes vagues, le même horizon et les mêmes étoiles, (je vous rassure ils ne sont jamais pareils), au fil des milles et grâce à l’abandon d’un emploi du temps se créé une absence de dualité entre le monde et vous sans  vous en rendre compte. Votre conscience, libérée de moultes informations en parties conflictuelles, semble mener une vie parallèle sans vous en avertir. Le système nerveux, effectivement, accomplit quantité de taches à notre insu. Excitable, le neurone reçoit des informations, transforme une simulation mécanique, chimique en un flux nerveux. De même chaque jour l’homme capte, transforme et émet des informations (ou des déformations ….voir les médias de nos jours). Or, en navigation de plusieurs semaines, celles-ci sont réduites à leur plus simple expression (même vagues, même horizon …) Ainsi le cerveau a subit un véritable lavage et vidé, le cerveau peut se remplir sans à priori des nouveaux us et coutumes .Tout ceci n’est bien sûr qu’une intuition ……

2012-Thailande-Vietnam 0127P1040839

 

 

 

 

 

 

Bref il va falloir durant plusieurs mois « interrompre » le voyage dans sa tête pour réintégrer les mensonges sociétaux…oh lala le « mec  tu dis… vague… » complet …….

Alors PASSEZ UN BON ET BEL  ETE  et retrouvons nous en octobre.

 

Didier.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 07:57

bateau à couple en mer avant la pêche-copie-1La route vers le nord emmène vers Langkawi, île hors taxes, un endroit idéal pour recharger «  un peu » les cales du bateau en vin et autre plaisirs alcoolisés à un tarif raisonnable.  Cela faisait longtemps quand même…

Mais Langkawi c'est aussi la dernière île avant de rentrer dans les eaux thaïlandaises, ce sont aussi de beaux mouillages, une superbe marina « Reback » très bien protégée avec une bonne  prestation, une belle plage, une belle piscine ….  et  un très beau décor. Il y a là, pour les « yachties » tout pour y laisser son bateau au sec en toute tranquillité, comme  c’est le cas aussi à Pangkor (à moitié prix). La frustration est pour la baignade à cause des méduses…. 

 

 fils

   

Alors l’espoir, en quittant cette île était de trouver de l’eau clair, plus de méduse, de beaux mouillages ce qui n’arrivait plus depuis l’Indonésie: ce fut enfin le cas, plein de superbes coins pour poser son ancre, sans monde et très peu de bateaux. Finalement; il y a une belle diversité d’îles en remontant jusqu’ à Phuket et en profiter tranquillement. Pas de problème pour la douane thaï  mêm  si vous y arrivez  8/10 jours après la clearance de Langkawi.

 

IMGP6191

 

Dès notre arrive à Phuket dans la baie de O chalong, vue directe sur une baie peine de bateaux,  les speeds boats vous rasant les moustaches … en un mot un énorme changement. Heureusement on arrive vite à trouver des mouillages plus paisibles et moins pétaradants

Tout autour de Phuket, moultes petits îlots, avec des grottes, des décors de cinéma (James Bond y est célèbre avec son rocher ..) mais cela vous le savez déjà par tous les guides touristiques….Certaines îles « réputées et très visitées sont tout simplement infernales et grouillantes dans la journée (tel Ko PhiPhi ou Ko PhiPhi Le) par contre le soir, les touristes repartent et c’ est à ne pas rater car le cadre est grandiose et superbe. D'autres îles, moins « tour organisé », on y mouille son ancre souvent seul. L’eau de la mer est beaucoup plus transparente, belle et accueillante vers Krabi et bien sur la côte ouest de Phuket en remontant vers le nord, les îles Similanes et Surines: c’est là où la plongée est  belle.

Sea Lance, à la marina de Yacht Haven, bien protégée  (la plus proche de l’aéroport mais un vrai trou à part 2 restaurants sympa..)va se reposer et l’équipage y passe une huitaine de jours

Dans le nord Vietnam avec nos amis Hervé et Perrine: et malgré la fête du TET (donc tout  etait fermé) ce périple fut un ravissement : Hanoi, la Baie d’Halong terreste et en bateau, le train de nuit (TGV=train à grandes vibrations) pour aller voir les villages des éthnies (H’Mong et Zhao rouges), de belles marches au milieu de ce décor de rizières, de montagne, le tout dans une ambiance zen et de tentative d’initiation au Tai Chi ! Si vous y allez n’oubliez pas les polaires !

C'est à 1650 mètres d'altitude, à la frontière chinoise, c'est le Chamonix des mers du Sud. Et qu'il y fait donc froid par ici.

 

IMGP6233La semaine précédente nous avions navigué dans les îles autour de Phuket (mer plate, peu de vent: navigation de demoiselle) c’est chouette, beau et très ludique et avec des pots adorables.... Pourtant pendant cette navigation nous avons eu un bon gros pépin avec le moteur qui aurais pu être pire, pour ne pas dire dramatique....:un bidon (état neuf et conforme ) dans un des coffres arrière avec le plein d’essence fuyait par le fond, goutte à goutte  et sans laisser vraiment de traces !pernicieux !  (nous nous en sommes rendus compte en vidant les coffres arrière. En effet nous avons trouvé que cela sentait le gaz et avec tous les robinets fermés l’odeur persévérait : c’éstait en fait l’essence qui s évaporait dans la cale moteur (dans une température de plus de 40 degré)  Sans que nous puissions nous en rendre compte et lors de la mise en marche du moteur celui-ci s’est emballé EN TOTAL surrégime ( très très  fort), les vapeurs d’essence faisant effet de suralimentation (comme du Start pilote). Heureusement j’ai pu très vite dans ce vacarme diabolique  arrêter le moteur en étouffant la pompe d’alimentation . Quelques sueurs froides et plus tard j’ai réalisé que nous étions vraiment passé tout prêt de l’explosion ......Maintenant il faut réparer le moteur qui fait un  « ploc ploc ploc » très inquiétant. Donc, moteur ouvert,  dur est de constater … un piston  tordu, une soupape abimée et il faut réaliser la culasse......le lendemain  le moteur est sorti  du bateau pour essayer de réparer....j’ai un peur la crainte d’être bloqué pour un moment avec ce Bazard, c’est la course aux pièces!!!!!!! ou à un nouveau moteur et tout ce que cela entraîne.

PhiPhiLe

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J'espéré que les prochaines news vous reparlerons de navigation


Apres avoir navigué depuis l’Australie (avril 2011) et parcouru quelque 5800 milles je crois que  d’ici 2013 Sea Lance va se balader tranquillement dans les eaux thaïlandaises. Et puis c’est ici aussi l’occasion de lui redonner une beauté car les entreprises spécialisées ont une main d’œuvre abordable, compétente, professionnelle et qui ne se met pas en grève  pour le plaisir d'emmer …les autres. Ici presque tous les bateaux se refont le teck, la peinture …avant de descendre vers l’Afrique du sud !

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PS: Et bien non ce n’est pas réparable le moteur est définitivement casseé "moteur foutu et tête dans le c…." moral pas terrible en bref. Commence la recherche d’un moteur : quelle marque, quelle disponibilité, quels délais ….quelle compatibilité dans la cale moteur….quel prix…..de quoi s’occuper. Alors, me direz-vous lorsque l’on part en bateau, voyager autour de la terre, on prend son temps, ok, ok, oui mais quand même un voilier c’est plus chouette sous voile et en navigation que sur un chantier, dans la poussière, sous la canicule et puis  il y a les saisons, les alizés et les contraintes météo qui nous programment alors si l’année 2012 semble « bouffée » en réparation et autres joies il faut prévoir que tout soit prêt pour début 2013. Non, je ne plaisante pas car par exemple Yanmar demande 4 mois de délai de livraison pour un moteur (je vais m’orienter vers d’autres marques et pense à un moteur Nanni car ceux ci ont moins d’électronique à  et un bon bloc Kubota marinisé)!!!!!Là il va me falloir une patience d’ange, la sérénité :

Dans ces cas-là qu’est-ce que tu fais : tu gardes ton sang-froid …ouf ouf ouf

A bientôt …

Didier

Sur les chantiers on vient travailler avec son oiseau                                         Décorations pour le  Nouvel An chinois

Sur le chantier on vient bosser avec son oiseauThaïlande dans un mall Nouvel An chinois

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 10:33

Le Stop en Malaise sera court, nous retrouvons le bateau à Pangkor Marina avant de partir sur Penang. Juste  après le temps d’une petite parenthèse en France, bien remplie.  Nous sommes allés dans nos fiefs préférés,  nous avons retrouvé les nôtres adorés, profité du beau temps sur nos îles magiques,  déjeuné sur les pontons ensoleillés entourés de nos amis restés en France et  fait un dernier adieu  à notre mère qui nous a attendue pour nous quitter. Tout va bien.

Direction Penang, Langhawi et Phuket où nous espérons arriver pour le 31 où une habituelle fête sur la plage est organisée et où nous retrouverons quelques bons amis.

Le ChimisteA Penang, c'est le jour de Noël qui est fêté ici. Nous resterons dans un mouillage isolé  et seuls au sud de l'ïle avant de remonter vers la marina  qui est assez vide aux pontons. Nous n'allons pas faire de vieux os. Visite de la vieille ville avec tout un tas de petis artisans en tous genres et pour les bricoleurs et fouineurs on trouve tout. Dans Chulia Street, c'est le chimiste Liangtraco (pour acheter des cristaux qui raréfient l'air et donc empêchent les bestioles de survivre par manque d'oxygène, on y trouve du TBT  pour les antifulings, de l acide phosphorique.... un antre incroyable), les visa pour la Thaïlande (2 mois au lieu d'un) chez Banana café, c'est un endroit très sympa et un mec dingue.

La navigation demande beaucoup d’attention car les pêcheurs sont nombreux,  chalutent, tendent des filets entre deux bateaux, tirent, poussent ou posent des filets que l’on aperçoit au dernier moment lorsque les bateaux nous foncent dessus pour nous empêcher de nous prendre dans leurs filets à fleur d’eau. C’est préférable de naviguer de jour !

Attention tous ces visas prennent une page entière et nos passeportsPhiPhiLe sont bien encombrés (à verifier avant de repartir, car il y en a plus d'un qui s'est fait avoir et peut être bien nous même, le temps des visas éléctroniques de l'Austraie n'est plus là et nous remplissons des pages de paperasses). Une boulangerie super chez les jumeaux avec du bon pain. Nous sommes allés dans la marina au nord, très moderne (transport en bus pour le centre ville facile)

 Demain après une visite des dentistes renommés, nous partons pour Langhawi et Phuket, nous vous raconterons.

 

Joyeux Noël à tous.

 

 

Langkawi bidonage en mer

Thaïlande pêche

 

 



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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 02:22

MALACCA  Malacca43

Après quelques mouillages sur la côte, nous nous arrêtons à Port Dickson pour aller visiter Malacca. C’est une ville historique, les arabes, les chinois, les portugais, les hollandais, les anglais, les indiens s'y installèrent pour y travailler, l'occuper, y faire commerce. Aujourd’hui elle semble un peu réservée aux touristes mais nous avons aimé y visiter ses musées et glaner dans ces rues chaleureuses et pleines de charme. Avec antiquaires comme à Bruxelles dans la Rue Basse, ses petites échoppes en tous genres et ses Temples. C’est aussi le cyclo-pousse ou trishaw pour se faire conduire dans les rues des chineurs, et se faire raconter la ville avec passion par ses chauffeurs : Jalan Hang Jebat, anciennement Jonker Street. Nous avons rencontré le fils du vieux cordonnier qui a travailléMalacca63 les chaussures miniature des princesses et même si cela nous a fait mal au cœur cela existe. Par contre pour les navigateurs je pense qu’il est préférable de rester à Palau Bessar et d’utiliser les navettes ou bien d’y aller de Port Dickson (1H1/2 en taxi). Le détroit de Malacca est l'une des plus importantes voies de navigation au monde, et connaît un trafic équivalent à celui du canal de Suez. Il constitue l'une des principales voies de passage entre l'océan Indien et l'océan Pacifique, reliant quatre des pays les plus peuplés au monde : l'Inde, l'Indonésie, le Japon et la Chine. Quelques Singapour Jaccusi face au détroit de Malaccachiffres en témoignent : plus de 50.000 navires l'empruntent chaque année ; 25 % du transport maritime mondial y passe, un bateau y passe tous les 8 minutes c'est un record mondial. Cette première partie du détroit, nous mouillerons tous les soirs, parfois au milieu de rien, sinon des flottilles de pêcheurs qui tirent ou poussent des filets, sur le grand plateau vaseux qui longe la côte Malaisienne dans 3 à 4 mètres d'eau sur une distance incroyablement grande. Pendant ce temps là, les trains de cargos continuent leurs allers et venues, à quelques centaines de mètres de nous. Quelques beaux orages nous effraient un peu et l’électronique du bateau sera débranché et protégé en attendant la fin du grain, trombes d’eau et éclaires sont si proche et si violents que nous ne sommes pas trop fiers (l’électronique est mise dans le four faisant office de cage de Faraday même si le bateau est en aluminium et en est déjà une). Pendant ce temps là à Bangkok ce sont de très fortes pluies et inondations qui paralysent le pays.

Singapour Détroit de MalaccaLes plans immobiliers sont colossaux comme les malaisiens en ont le secret, le déficit n'a pas l'air d'être ici une préoccupation. A Pangkor nous sommes à proximité du ferry qui mène à l'île touristique, La spécialité c’est le poisson séché, les étals sont magnifiques et le décor en est comme dans une officine où tout serait classé par couleur, par taille et par odeur. Une flottille de bateaux de pêche hauts en couleur, ils sont amarrés le long d'estacades en bois, qui prolongent des grandes plateformes sur pilotis où le poisson est mis à sécher, par beau temps ! La marina est dotée d'un chantier et de compétences techniques intéressantes, que nous n’avons pas utilisé, bien heureusement, car nous attendrons la Thaïland pour quelques travaux d’embellissement. Quelques marinas juste sorties de mer donnent des avantages attractifs pour y laisser le bateau et permettre de partir sur Kuala Lumpur. Ville intéressante, carrefour de malais, chinois, indiens, occidentaux et toutes les variantes de ses races qui s'y croisent et s'activent. Les immeubles ultramodernes côtoient des quartiers aux maisons plus ou moins délabrées. Etonnamment nous n'avons pas entendu de muezzins. Pourtant dans ce pays la préférence musulmane est très forte. La plupart des postes dans l'administration sont réservée aux malais musulmans, les chinois travailleurs dominent le commerce et le monde des affaires, les indiens ont des postes plus modestes. Le Stop en Malaise sera court, nous laissons le bateau à Pangkor Marina avant de partir sur Penang.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 10:04

 

Notre positions en un clic

Les Way point de nos mouillages

 

Bali rizières48

40 ans après c'est un autre voyage mais toujours le même pays et la même douceur.

 

Bali.  Deux cents millions de personnes peuplent l’archipel indonésien, 60% d’entre eux vivent sur Java et 90% sont de religion islamique ce qui fait de l’Indonésie le premier pays musulman au monde. Bali est l’exception indonésienne, l’écrasante majorité des Balinais est restée fidèle à la religion hindoue malgré le prosélytisme des marchands musulmans venus, à partir du XVIIIème siècle, commercer dans l’archipel  où ils ont fini par s’installer.


Bali est une exception indonésienne à un autre titrBali KUta et surfe : c’est la seule île qui soit une vraie destination internationale de tourisme et depuis les années 80. 

Ses plages de sable fin , ses spots de surf , ses rizières en terrasses , le Mont Batur, volcan encore actif, ses danseuses aux incroyables jeux de mains, ses temples omniprésents, les grands, publics, et les petits, familiaux, simple niche juchée sur une colonne décorée de têtes de dragon, enveloppée de tissu jaune ou bien à damiers noirs et blancs et protégée par une ombrelle ; Bali et l’odeur entêtante de l’encens qui brûle dans chaque temple, si petit soit-il, les offrandes de fleurs et de riz déposées quotidiennement devant les lieux de cultes, c'est-à-dire partout, sur les trottoirs, sur le seuil des échoppes et des restaurants, au milieu des ronds-points ou à chaque carrefour. Le lac Beratan avec une pagode à onze toits s’élève sur un îlot : elle est dédiée à Vishnou. Sur l’îlot d’à côté, la pagode n’a que trois toits, c’est celle de Danu, la femme de Vishnou. A terre, dans un jardin beau comme un parc anglais, une troisième pagode à sept toits est érigée à la gloire de Brahmâ. Qu’un seul dieu, Brahman, sorte d’esprit dont Brahmâ, Vishnou et Shiva sont les trois représentations lesquelles forment la TRIMURTI, sorte de trinité hindoue.

La religion hindoue n’est pas simple à appréhenderBali offrandes pour un temple-copie-1 pour le profane éduqué à la culture judéo-chrétienne. Quant à la svastika, croix gammée d’origine très ancienne,  elle est bénéfique lorsqu’elle est tournée vers la droite. Hitler l’a reprise à son compte, mais la croix gammée des nazis est tournée vers la gauche, signe néfaste pour les hindous.

 

 

Palau Raas. Un peu de repos après ces 15 jours autour de Bali. Les hommes du village viennent tourner autour du bateau et s’amarrent à nous. Certains ont équipé leur pirogue d’un moteur mais beaucoup l’ont gréée d’une voile rudimentaire et manient fort bien la pagaie sans savoir nager bien souvent. Ils nous questionnent beaucoup, s’installent sur la jupe arrière et nous commençons à partager toutes sortes  de sujets. Petits poisons microbes, Aymeric part à la pêche avec eux sur un haut fond, bien pauvre, d’autres nous apportent des varos et nous Bateau 40découvrons comment ils les pêchent ici. Ils sont ingénieux et ont fabriqué une sorte de lasso à ressort fait de ressorts en chambre à air, d’une baguette de bambou et de fil de pêche nous allons leur en échanger un. D’autres nous rapportent tout fiers leur pêche (peut être 10 kilos !!!) et nous nous en étonnons. Alors ils expliquent que dans la pirogue  toute petite et désuète il a une petite glacière et deux petits pains de dynamite……. Nous sommes énervés et en colère ce qu’ils ne comprennent pas, alors ils nous expliquent que cela ne tue les poissons QUE sur 5 mètres carrés et que cela ne fait rien au corail. Bien entendu c’est interdit, ils le savent mais comme il n’y a pas beaucoup de poisson.. Et pour cause… ils continuent, on se retrouve un peu en Méditerranée il y a quelques dizaines d’années ou dans les eaux de l’Atlantique où la chasse est massive et toutes les questions de la protection des eaux et du respect de notre planète.  Un petit pêcheur en pirogue s’approche de Patrick  qui y voit une tortue sur le dos,  il demande à l’acheter (10 euros)  puis la relâche à l’eau et elle prend la fuite à toute allure ; le petit pêcheur n’en reviens pas, garde l’argent, nous prend pour des fous et nos explications tombent à plat car pour lui c’est alimentaire. Même si c‘est interdit. Mais que faire ?

 

Nous voila à Bornéo ou Kalimantan, une impression                                              de rentrer sur l'  nous avons dormi ici au milieu des cris des singes et des iAmazone, brouillard, plus de 35° et 90% humidité le tout sans vent !!! On imagine facilement. Dans l'embouchure de microbes embarcations, des voiliers et des barges gigantesques...... Lorsque l’on arrive à Kumai, la première chose que l’on remarque, c’est le bruit. Un bruit assourdissant qui ne s’arrête jamais. D’ailleurs les locaux nous l’ont dit, il ne s’arrête même pas la nuit. Ils dorment en faisant avec. Ce bruit, c’est le piaillement de milliers d’hirondelles, ou plutôt l’imitation de milliers d’hirondelles.

Kalimatan Kumaï 46 

La deuxième chose qui frappe, ce sont les grandes tours. Ou plutôt les grands blocs, avec très peu de fenêtres. On se croirait presque dans une City, d’ailleurs la ville nous parait beaucoup plus grande qu’elle n’est en réalité. Nos yeux d’occidentaux sont habitués aux skylines et rien ne nous choque à première vue dans le paysage de cette ville. Pourtant, regardez la avec les yeux d’un indonésien n’ayant jamais mis les pieds dans une mégapole, et vous remarquerez peut être à quel point ce panorama est atypique. Ces tours sont le principal fond de commerce des habitants de la ville : elles abritent des milliers d’hirondelles qui, attirées par les faux cris de leurs congénères émis par des hauts parleurs, viennent nicher à l’intérieur de ces grands hangars. Les nids qu’elles produisent avec leur salive sont ensuite récupérés et exportés en Chine, au Japon et aux Etats-Unis. Ils serviront de base pour la fameuse soupe de nid d’hirondelle (« swallows' nest » pour les anglophones), un met très luxueux traditionnellement réputé dans la culture chinoise pour ses nombreuses vertus (fortifiantes, aphrodisiaques, rajeunissantes… bien entendu !)

Kalimatan Kumaï nid d'hirondelleCe nid n'est en fait pas produit par des hirondelles, mais par quelques espèces et sous-espèces de martinets qui sécrètent un mucus mucilagineux, com estible, pour construire leur nid. Ce mucus est recherché comme produit de luxe par la cuisine traditionnelle chinoise, vietnamienne et de nombreux pays d'Asie du Sud-Est. Une seule espèce de martinet construit un nid entièrement comestible. Ces nids sont blanchâtres et translucides, parfois teintés de jaune, avec un aspect qui évoque un peu les nouilles de riz.  Sa rareté et l'effort nécessaire à la récolte de ce produit en ont fait un mets particulièrement apprécié. Il a longtemps été uniquement récolté dans les cavités de falaises abruptes et souvent en altitude, ou dans de vastes grottes reculées dans la jungle, c’est pourquoi c’est une récolte dangereuse à faire. Quand aux prix nous avons un peu tout entendu mais à priori ce serait entre 1500 et 3500 euros le kilo.

 

Nous partons sur le rio  Sekonyer à travers la mangrove et les restes de forêts primaires qui couvrent cette partie de Bornéo,  en embarquant sur un petit klotoc (embarcation typique qui ressemble à celles que nous avions prises en Amazone) Nous sommes bercés au rythme du piston du moteur monocylindre clop, clop, clop, Le parc est consacré à la protection des orangs-outangs (homme des bois). Certains en captivité sont libérés et accueillis dans le parc, non habitués à la vie sauvage, ils sont nourris, d'autres, sauvages viennent partager le repas des premiers, le plus souvent des bananes, L'attraction consiste bien  évidemment à assister aux repas de ces primates. Il y en aurait 5000 dans le parc.c'est l'heure du goûter et ils aiment les bananes

 

 Ils grimpent dans les arbres pour  manger tranquillement et s’empiffrent. En route nous avons vu des macaques, des gibbons, des singes hollandais et des proboscis. Ces derniers nous ont offert un festival de plongeons, sautant  du haut des arbres dans la rivière. 

Nous avons passé la nuit  amarrés par deux bouts dans la végétation du bord de rivière, nous étions au cœur de la jungle, bercés par les sons et les cris les plus divers.

 

 Kalimatan TOM, Tanjung Puting Le plus grand mammifère arboricole au monde !!  c’est un végétarien que se nourrit essentiellement d e fruits et de baies. Il s’adapte très bien mais le grand souci est ce problème de la déforestation. Son espace se diminue avec les années et risque de mettre en danger la survie de l’orang outan. Chaque soir les femelles construisent un nid le plus haut possible dans des arbres fragile pour protéger leurs petits des prédateurs  (il s’agit surtout du léopard). Il a de vraies mimiques humaines jouant l'acteur  avec nous mais ne nous trompons pas car même si c’est un grand primate qui aurait une séquence d'ADN  identique à 99 % de l'homme  ! (et huit fois notre force..), il reste encore éloigné de l’homme. Tom, le roi nous a bien impressionné dans ses attitudes et  ses regards en coin… l’air de dire…  « Hum…  voilà les cousins !» "Non, l'homme ne descend pas du singe... il est simplement un singe, et plus précisément un grand singe.."

 

 BelitunBelitung fête de la mer82g. C’est la fête de la mer et toute l ‘île est en effervescence. C’est aussi un point de ralliement de Sail Indonesia et donc une cinquantaine de voilier attendus. Le ministre de la mer est là et nous sommes reçus par le gouvernement a un dîner traditionnel avec discours, remerciements… notre capt’aine représentera la France à la table des officiels. Il ya  bien longtemps que Didier n’avais accepté une obligation !!!!!  nous avons eu droit à la procession de centaines de bateaux de pêche au son pétaradant des moteurs, démonstration de scooter des mers, pompiers, sécurité maritime, bateaux de guerre et voiliers. Une organisation magnifique, un rassemblement important et une population très participative. Nous sommes arrivés au bon moment.

Il faut repartir car notre visa  est terminé dans un petit mois, nous allons essayer de nous arrêter chaque nuit pour profiter encore de ces bons moments avant d’arriver à Singapour.

 

A Bangka il y a des suceuses qui extraient le sable  du quel on extrait de l’étain : 14 bateaux dragueurs, une activité importante pour cette petite île. Puis nous remontons au milieu des Riau Island, avec beaucoup de courant, les eaux qui deviennent moins propres (ce bras de mer entre l’Asie du sud-est et l’Indonésie n’est qu’un gigantesque égout, un cloaque).et les choix des mouillage nombreux. Nous voici revenu dans l’hémisphère nord, c’est encore un cap et c’est déjà la quatrième fois que nous le repassons.

Plus nous remontons plus nous sentons un retour à la civilisation de consommation alors que nous sommes toujours dans des villages sur pilotis avec pas grand chose pour vivre. Il va falloir traverser  le détroit de Malacca, ne pas se laisser impressionner par sa réputation, traverser ce fameux RAIL, l’espace réservé aux cargos qui est la zone de navigation la plus active du monde où les supertankers se suivent dans les deux sens ,  le courant de marée peut être violent, comme dans tout détroit et  sera dans le bon sens pour nous. Il faudra simplement se glisser entre ces innombrables cargos qui empruntent cette route maritime reliant l’océan Indien à la mer de Chine. Une fois de l’autre côté  les pétroliers, les supertankers attendent pour charger près des raffineries. Singapour est le premiers raffineurs mondiaux de pétrole, la moitié du commerce maritime de pétole y transite, 25 % du transport maritime mondial y passe chaque année



Arrivée sur SingapourL’arrivée à Singapour est un vrai choc après ces trois mois de sauvageons en Indonésie. Un des quatre dragons de l’Asie avec la Corée du Sud, Taïwan et Hong Kong : une ville propre où il était interdit de manger des chewing-gums ou de cracher par terre ; une ville où les prix défiaient toute concurrence en particulier pour l’informatique et les appareils photos ; malls sur malls rien ne leur fait peur et la société de consommation est active, une ville de gratte-ciel, d’immenses  buildings , des prouesses architecturales, avec des chinois, des malais, des indiens,  des touristes, des occidentaux, de tout, partout ; une cité-état de la libre entreprise ; une république démocratique. Les quartiers de Chinatown et Little India qui essaient de garder leur authenticité (avec difficulté..) et leurs fêtes. Singapour6Dans les rames du métro, des femmes voilées ou en sari chatoyant côtoient des jeunes filles en mini-jupe, tous pianotent sur un Ipad. Nous avons le tournis. Nous allons nous ressourcer dans les jardins du Raffles et essayer de retrouver quelques impressions d’il y a 40 ans mais c’est un peu difficile.

Au milieu de tout cela, un  zoo extraordinaire, avec une vrai grande et belle forêt qu'il faut découvrir le jour comme la nuit mais aussi un très beau jardin botanique avec des serres d’orchidées exceptionnelles!! 

Bali préparation crémation86Bali vendeur en vélo 

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons vers la Malaisie et allons laisser le bateau un mois à Pangkor, le temps d'un  petit allez retour  en  France.




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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 09:10

INDONESIE

Les  points GPS  de nos mouillages

L’Indonésie c’est l’arrivée en Asie et toutes les images et saveurs que nous  y associons, c’est aussi 17000 îles à visiter et donc l’impossibilité de tout vivre. Les routes sont des choix et nous allons remonter vers Les Mollusques, (Saumlaki et les Banda), les Célèbes (Wakatobi) avant de descendre sur Flores  pour rejoindre Komodo, Bali et Bornéo. OUAHOOOUUU !

Echange avec une pagaie

le plaisir de partager

 

 

 

 

26/07/2011  TRAVERSEE AGITEE  et rapide DE DARWIN A SUMLAKI (sur l île de Taninbar) (7°58'359 S/131°17'359 E) : Les 310 Nm  seront couverts en 22 heures avec une bonne mer courte et de travers, ce n’est pas ce que l’on appelle le grand confort ! Avec quelques mots de vocabulaire et les phrases toutes faites pour se faire comprendre, la communication est un peu à sens unique; heureusement que nos mains, nos mimiques, pleins de rires et le peu d’anglais qu’ils connaissent nous permettrons de comprendre au moins  l’essentiel.  Il faut savoir que l’Indonésie c’est pour les navigateurs le pays des paperasses, du temps qui n’a aucune importance, des tampons et des bureaux désuets incluant quelques .. "back chiche", des autorisations à n’en plus finir, des papiers à envoyer à Jakarta et de les attendre … des cartographies bien peu précises dans certains coins ou même inconnues…alors pour « simplifier » les formalités SEA LANCE est inscrit au rallye « Sail Indonesia » (même si ce genre d’organisation n’est pas ma tasse de thé....)

Tanimbar Arui danceursApres une arrivée à 10 heure du matin, (j’écris ces lignes 24 heures plus tard et nous sommes toujours dans l’attente des douanes): on m’avait prévenu qu'ici c'était à peu prêt n’importe quoi mais je n’imaginais pas à ce point. Et même si nous avons tout notre temps, ma première impression est une envie terrible de me tirer d’ici!!! Excédé le Didier, mais bon, gardons notre sang froid dans la mesure de mes capacités qui deviennent je l’avoue limitées …. Heureusement j’ai très vite révisé mon jugement! Enfin ,avec de la patience et fort de constater que ce n’est pas de la mauvaise volonté de la part des douaniers, simplement leur « inorganisation  coutumière » effectivement grâce à l’inscription de Sail Indonésie les formalités furent exécutées dans une réelle vrai convivialité et beaucoup de gentillesse.

Le lendemain fut un grand plaisir de vie, entourés de sourires, Tanimbar Dolde joie et d’accueil permanent simple et non calculés, c’est dans un « bémo » (petite camionnette locale) que nous avons découvert le village de Arui , aux rues bien ratissées, bordées de jardinets clôturés de bambou.. Un  four traditionnel (dans le sol) était organisé pour satisfaire nos estomacs, nos yeux, nos papilles, le tout accompagne de danses, des sourires de tout le village. C’est dans ces villages qu’ils construisent « un bateau en pierre » volcanique, symbolisant l’esprit du village où chaque famille y a un rôle, une place et une âme.

 

BANDA (4°31'974 S/129°53'734) dans le très bon mouillage de Bandaneira:

Nous y apprendrons juste une heure après avoir posé l’ancre  la naissance de notre quatrième petite fille « Colette »; l'ancrage ne pouvait donc n’être que joyeux, fêté, arrosé et beau!

L'ile  fut le lieu d’un très regrettable épisode de la colonisation hollandaise en 1620 ou le brutal gouverneur réussit à réduire la population de 15000 à 1000 habitants!!! Mais c’est aussi et surtout le lieu tant convoité à l époque de la course aux épices. Souvenez vous de vos livres d’histoire ...oui c’est bien là ou les arabes de Muscat venaient chercher la fameuse noix « muscade » car ce fut le premier producteur de cette  noix tant recherchée et cela continue encore. Récolté ici et séché elle est revendue surtout à Jakarta puis exporté. Vous pouvez aussi faire l’ascension du volcan Gunug Api (3 heures de marche avec un bon dénivelé), qui a prouvé son activité encore en 1985 ..Mais ceci n’a rien d’original, l’Indonésie étant entourée de volcans encore actifs!

 

Départ vers les Wakatobi 400 Nm plus loin. (5°19'738 S/123°32'062 E)P1020859

Notre intention était de faire un stop sur une petite ile intermédiaire, hélas impossible de trouver un mouillage, les fond remontants sur quelques mètres seulement de 250 à 2 mètres : impressionnant et inabordable donc! Nous ne nous y arrêtons pas.

Les WAKATOBI, situés dans les archipels des Sulawesie ont la « réputation » (oui je répète « la réputation ») d’être le plus beau spot de plongée du monde avec le plus grand nombre de Coraux, et de  biodiversité (il faut bien attirer le touriste !). En plus, vous n’allez pas le croire, le gouvernement offre au voiliers qui viennent jusque là (toujours dans le cadre de « SAILINDONESIA » 100 (oui cent) litre de gasoil!!!! et ce n’était pas une blague (ce que j’ai cru quand même)!

L’accueil toujours aussi souriant de la population y est vraiment délicieux .Toute la journée sera bruyante, marché, mobylettes, rires d enfants, fanfares et Muezzin. Mais quel accueil encore. Ricardo (prof d’anglais) et ses élèves nous accompagnent partout et petit détail pour ceux qui aurait le sommeil léger: le Muslim appelle à la prière et chante des heures puis recommence (avec des hauts parleurs svp) à 4 heure du matin : tu parles d’un réveil au chant du coq!!!  Donc pas lieu de s éterniser au chant du Muslim dans cette charmante bourgade le temps de quelques plongées, d’une ballade en moto autour de l’île, et de musarder dans le village « Bajo »

Wangi wangi681Dans les Wakatobi il y a plusieurs îles dont Hoga : le mouillage est somptueux, la plongée remarquable, le restau sur la plage ...huummm et le village Bajo inoubliable (j’y ferais le troc d’une pagaie local et de lunettes de plongée en bois …contre un bon masque de plongé en plastique jaune !)

A propos des villages Bajo : cité lacustre, où la population vit dans des huttes sur pilotis entourées d’eau. C’est une minorité qu’on appelé aussi les marins nomades Bajo ou encore « gitans de la mer ». Ils vivent en autarcie de pêche essentiellement. C’est un régal de simplicité. Ecoles, Mosquées, très petites échoppes mais cette population ne se mélange pas aux autres. !  Ils sont en fait  méprisés par les terriens. Ici, les femmes mettent des poudres orangées ou blanches pour se protéger du soleil. On  va s’y  régaler de varos, de crabes et d’oursins. Lorsqu’un enfant naît le père l’immerge dès trois jours pour l’initier à la vie sur la mer, il est  vrai qu’à deux ans ils savent manier la pagaie et donner une direction à leurs pirogues, les mères les laissent des heures afin qu’ils comprennent l’équilibre de ces petites pirogues à balancier. Les jeunes mariés sont installés sur un radeau ou poussés dans un canoë pour trouver leur place dans le monde de la mer. Nous y retrouvons des amis canadiens avec qui j’irais plonger la nuit… à la recherche de langoustes!

En descendant sur Hoga nous nous arrêtons à Tomia et dans l’atoll de Kedupa. Pas de cartographie, des points GPS donnés par des amis d’amis. Le soleil dans le dos mais nous y allons tout de même et là c’est comme si nous étions mouillés en pleine mer, même le platier ne se découvre pas, ce sont les couleurs qui changent. Quelques petites huttes sur pilotis accueillent les pêcheurs qui viennent y passer quelques jours. Nous essayons d’aller sur le tombant mais les courants sont forts, la pêche est bien mauvaise mais nous y ferons  une mémorable soupe de poissons (attrapés à la ligne). (Si vous avez envie d’y aller  n’hésitez pas à me demander les way points, les cartes sont vraiment très très imprécises)...

 

En arrivant sur Flores c’est à Ngala que nous allons nous reposer après un peu de tension et de pression sur l’observation des fonds coralliens et de nos positions GPS décalées d’1/2 mile.. ce qui pourrait nous mettre sur les cailloux. Le lundi matin au fond de la baie un microbe village de pêcheur avec une école sur la plage : c’est marché ce matin et c’est un grand moment. Tout est à l’échelle, un étal avec 5 œufs, quelques bananes, des oignons gros comme des prunes, des citrons comme des billes, du riz, du tabac par petits paquets, des aubergines comme des cornichons, des poissons séchés taille sardine, accessoires de cuisine en plastique, quelques tongues et un très beau poulpe que nous rapporterons. Mais nous y avons trouvé notre bonheur et nos petits vendeurs heureux. Repartant à marée basse c’est dans la boue que nous avons tirés l’annexe dans la vase gluante, puis pagayé tout le fond de la baie pour pouvoir rejoindre le bateau. Endroit sauvages, dégustation d’oursins  (ou ventrée) succulents pêchés sur le platier.

Riung habitation bancaleRIUNG: Cette petite ville très étendue, nous réservera un accueil exceptionnel, toute la population toujours si joyeuse, chaleureuse, se mobilise pour vous: dans les îles autour vous pourrez y admirer le vol des milliers de chauves souris « renards » mais aussi y voir vos premiers varans (certes plus petits qu’à Komodo seulement 1,5 à 2 mètres mais impressionnants!

 

linggeh147Linggeh bay,l’entrée est bien délicate, entourée de corail, nous arrivons à nous mettre entre quelques bateaux de pêcheurs; ces praos constitué d’une pirogue à 2 balanciers, ils entourent le bateau de leurs filets tendus pas des pierres en guise de poids  et allument les lamparos, ils  remontent les filets 3 fois par nuit chargés de petite friture qu’ils feront sécher au sel et soleil pour agrémenter leurs nazi goreng (plat de riz). Ce village est bien pauvre, les enfants sur les pirogues entourent le bateau et ce qu’ils attendent n’est qu’un échange, ils nous regardent vivre pendant des heures sans se lasser et si l’on prend le temps de leurs parler ils ne décollent plus. On peut trouver cela envahissant et en même temps toutes les relations de ces rencontres sont toujours des questions de : que doit on donner, comment les faire rêver et surtout ne pas polluer leur vie simple et authentique Il n’est pas possible de prendre tous les malheurs du monde et il y a des population dans le monde tellement plus malheureuses, où l’eau manque pour survivre, où les maladies les atteignent et où la malnutrition les fait mourir. Ici ils n’ont tout simplement pas grand chose  mais un toit de palmes et de quoi boire et manger. Il y a des échanges d’aide, une petite pirogue avec quatre enfants de 2 à 7 ans  (qui sait nager ?) dont le balancier se détache, il est évident que nous la réparons avec des bouts. En arrivant dans le village on nous propose un œuf ou une mangue et la famille des enfants nous invitent chez eux pour nous remercier. Bien entendu nous laissons casquettes, tee shirt, habits d’enfants, cahiers, crayons, gâteaux ou accessoires de cuisine et c’est la fête.

Il était quand même temps d aller dans une ville un peu plus conséquente afin de refaire un peu de réserves pour le bateau :

Lubahunbajo. On pourrait croire d’après nos lectures  que ce grand village serait devenu un paradis.. Eh bien c’est un immondice  et l’on retrouve le problème des déchets et leurs traitements, car ici on essaie de brûler sur le bord des routes, d’enfouir quelques bennes d’ordures mais une grande partie repart à la mer avec la marrée descendante qui transporte avec elle tous ces emballages plastique de nos sociétés de consommation et des problèmes de grandes villes (ou villages). Bref nous y trouvons de quoi faire un peu d’approvisionnement car les réserves diminuent et la mer ne nous donne pas satisfaction en matière de pêche.

Komodo varansC’est de là que nous repartons vers Rinca et Komodo…. Enfin affronter ce varan carnivore ou ce gros lézard que l’on nomme « dragon de Komodo ».  Les rumeurs sur cette créature monstrueuse circulait avant que l’on en parle en Occident (au début du XXème siècle).  Ils vivent aujourd’hui dans des réserves sur l île de Rinca et de Komodo essentiellement en liberté totale et se nourrissent de chèvres, cerfs, sangliers et même buffles, c’est la raison pour laquelle il faut être bien vigilent sur ces îles et s’armer d’un piquet mais surtout ne pas s’en approcher ni les coincer sans issues de sortie. Malgré leur accoutrement ce ne sont pas des rescapés de l’ère des dinosaures mais un reptile extrêmement évolué. Dans un site volcaniq ue et complètement sauvage… Des eaux claires et turquoise et le grand calme…  même si nous trouvons ici des courants entre les îles et des passages de vent. Pas de village en vue; on se demande d'où viennent les quelques pirogues qui passent par là, pour pêcher ou plus souvent pour aller remplir quelques bidons d'eau à une source de l'intérieur. Il n'est même pas évident que cette eau soit potable…Komodo et Rinca L'approvisionnement en eau est souvent un problème le long de ces côtes volcaniques et les efforts que doivent fournir les habitants pour avoir de quoi boire nous paraît impressionnants, à nous qui ont essentiellement vécu à l'ombre de châteaux d'eau…et qui sur nos bateaux faisons tourner le déssalinisateur !! Nous re cevons instantanément la visite habituelle de pirogues. Ils restent là une bonne heure, à nous contempler, agrippés au plat bord du bateau ou à sa jupe. On est leur attraction gratuite… Quoique ça se termine toujours par bonbons, cigarettes, casquettes, cahiers et stylos.  Ils adorent exercer leurs notions d'anglais et ils sont vraiment mignons : pas d’agressivité, que de l’échange et de la gentillesse.

Komodo raie mantaSABABI, un autre mouillage est le plus beau jusqu'à maintenant : une eau translucide bleu turquoise, un corail à proximité du bateau y abritant quelques langoustes (chuuuut) de beaux poissons à chasser pour votre diner ….une plage de sable blanc pour griller la pêche...tout ce que la carte postale peut imaginer.  C’est  à Sebayor kecil et à Gili Lawa que je ferai les plus belles plongées, et peut être aussi ici que  j’ai vu les plus beaux coraux, les plus grosses raies mantas, mais il faut être très prudent car il y a de très forts courants (descendants violemment...), des différences thermiques de la mer allant de 29 à 20 ° en quelques mètres!!!! .

Gili Air263L’île de Sumbawa. Aride, volcanique, peu peuplée, de confession exclusivement musulmane, cette île parait un peu austère, nous n’y ferons que des mouillages de nuit et puis c’est mouiller devant Gili Air à Lombok, nous profiterons pendant deux jours d'un mouillage de lagon, des petites carrioles tirées par des chevaux comme unique moyen de transport, pas un engin à moteur. Trois îles paradisiaques, d’eaux turquoises, de belles plongées, de restaurant superbes, de massages et de petits moments de la vie quotidienne de charme. Les bateaux locaux arrivent le matin chargés de victuailles dans de grands paniers en osier, le ballet des touristes et des plongeurs embarquant  et débarquant, les ruelles en sable et  toujours des rencontres aussi gentilles. Cet endroit restera marqué dans nos têtes comme exceptionnel.
 Ca y est, nous sommes arrivés à Bali… c'est clair, il vaut mieux rester aux Gili Island. Petite traversée de nuit ; à l’approche de Bali les cargos sont dans tous les sens allant et venant de Bali, l’AIS est aux aguets, les routes de collisions fréquentes et nous appelons les capitaines afin de se faire repérer par eux avant que nos routes ne se croisent réellement. Descendant vers Lovina ce sont les pêcheurs au petit matin, à 3 miles de la côte, bien entendu, pas éclairés, qui nous surprennent mais surtout ces sortes de radeaux en bambous, dérivant partout au large et risquant de s’encastrer sous le bateau. En effet, ce radeau  (sorte de grand plateau flottant) sert de repère à tout un  écosystème où les algues, coquillages et poissons de la chaine alimentaire s’y retrouve, et où  le pêcheur n’a plus qu’à revenir dans les parages et se servir…….. C’est mieux que la pêche à la dynamique des années 70 ou 80 qui a dépoissonné ces mers indonésiennes (ce n’est pas certain qu’elle soit totalement terminées!!!!). Hum ! à ce sujet, voilà 2 mois que nous trainons dans la mer de Banda, la mer de Java, de Bali…  et que nous n’avons eu  aucune prise, même pas un mauvais barracuda  pour appâter nos nasses! Depuis le départ de France  nous avons toujours pu profiter des mers poissonneuses, nous nous sommes fait plaisir à pêcher et à préparer le poisson à toutes les sauces : séché, en sashimi, en sushi, cru et cuit, à en distribuer dans nos rencontres ; à chaque fois nous faisons des heureux car très souvent il s’agit de « gros » et les filets que nous distribuons font vivre des familles plusieurs jours mais ici RIEN!!


Bref nous voici à Bali, j’ai peur de trouver un léger changement depuis la dernière fois (il y a 40 ans!!)

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 12:07

 

   Agile KangourouDarwin attente du rayon vert

        Darwin en attendant le rayon vert                                      Kangourou agile avec son bébé

Depuis nos dernières news nous sommes toujours à Darwin où le désir était de visiter le « north land » australien et bien sûr faire en priorité de menus réparations sur le bateau:

La plus contraignante et importante fut d’aller voir pourquoi le guindeau fonctionnait très bien à la montée et dérapait sans tourner à sa descente: mystère et boule de gomme!!!!!: une dent devait être cassée dans la transmission, donc « opération démontage » pour essayer de réparer! L’axe s’est avéré beaucoup plus résistant que prévu: impossible de le sortir, un roulement (au ras du pont) bloquant tout et malgré un tire fort (que j’ai lui même réussi à casser..) Malgré le white spirit pour diluer les graisses qui auraient pu coller (excellente suggestion d’Olivier Souply : Boat Marine Service toujours là...), malgré le marteau et la patiente rien n’y faisait !!! Après avoir consulté un professionnel du coin, je me suis fait entendre dire: « Ah cela nous est déjà arrivé plusieurs fois et la seule solution est de scier l’axe juste sous le pont » : Sympa le mec, cela remonte le moral non? (3 cm de diamètre en inox très dur): cette pièce peut être remplacée et venir de France....Après de long

ues hésitations et de nouveaux essais la décision fut prise et c’est en 4 heures de sciage qu'enfin l’axe fut sectionné oui mais …sacré..non..de..D. Le haut du guindeau refusait toujours de sortir: la masse en a eu raison et surtout la persévérante rage …. Le moteur de l’engin était impeccable (à part ses connections  un peu dessoudées) par contre le reste de l’axe et des roulements demandaient de changer tellement de pièces que finalement j’ai du me résoudre à casser (oui encore un truc à casser) la tirelire du bord et mettre un guindeau tout neuf, donc encore une semaine de travail pour faire les choses dans les règles de l’art car bien sûr les trous de passage, les fixations, le puits de chaine devaient être redécoupés, une contreplaque retaillée pour boucher les trous...un peu de travail quoi: ouf tout est en place et fonctionne parfaitement!!!!

croco et oiseaux 

Heureusement il y avait les mo

ments de détente: la baignade dans la baie, avec les pancartes mentionnant la présence des méduses mortelles et d’éventuels crocodiles, mais au dire des locaux ce danger n’existes plus « normalement » à cet endroit après le mois de mai...ce qui nous a valu quelques remarques inquiètes de mères de famille sur la fameuse plage !!! Bon, l’eau y est délicieuse et vraiment  les dangers sont éloignés, ou pas !!.En tous cas dans les bilabong nous en voyons partout, l'oeil mis clos aux aguets.                                                                           Crocodile dans le billabong de Mary River (Kakadu)

Par contre, en allant visiter les parcs à quelques 400 km, les nombreuses pancartes informent du réel danger des crocos et ce n’est pas pour rien; en effet si vous prenez un bateau (en aluminium de préférence) pour vous promener sur les rivières, dans les zones inondables, à 300 Km de la mer, vous serez surpris de l’omni présence de ces énormes bestioles fort rapides (saut à 60 km/h sur une attaque) leur monstrueuse puissance et leurs tailles (5/6 mètres). Il est recommandé de ne pas laisser négligemment trainer la main dans l’eau si vous désirez la garder longtemps. Vous pourrez aussi y pécher le Baramundi, délicieux poisson d’eau douce (que l’on trouve aussi en  eau de mer), mais lorsque vous ferrez cette belle prise n’essayer pas de l’attraper autrement qu’avec un filet au risque de voir un de ces charmants reptiles sauter en l’air et bouffer votre poisson si ce n’est que cela qui traine!! (Expérience à maîtriser)

road-train-sign

 

Ici il faut partir visiter les parcs, découvrir le bush, mais ne roulez pas la nuit, vous vous ferez plus peur que les buffalos sur le bord de la route, les road trains  de 50 mètres de long (camions à trois/quatre remorques...) et puis il y a plus de kangourous écrasés sur le bord des route que vous n’en verrez de vivant ...heureusement cela nourri les rapaces et aigles, comme si les reptiles ne leur suffisaient pas!

 

  Road train  de 50 mètre de long dans le Bush

Les parcs dans cette région (celui de Kakadu plus spécialement à Ubirr et femme et l'esprit KakaduNourlangui ) renferment des merveilles de peintures aborigène sur les falaises, certaines peintes d’il y a plus de 6000 ans. HUMMM ! ! ! (enfin c'est ce que disent les guides touristique et bien sûr les rangers mais: vas savoir..... peut être une centaine d'année). C’est un enchantement de marcher dans le bush et de découvrir cet art et ses multiples symboles tel  une galerie de tableau en plein air, avec la nature pour décor. Il y a dans ces conditions de somptueuses marches à faire et vous pourrez passer plusieurs jours à découvrir une infime partie de cet immense pays surtout pendant la saison sèche (où pendant 6 mois pas une goutte d’eau  ne tombe et la température  varie entre 20° et 30 ° , à contrario de la saison humide ou les cyclones et des pluies torrentielles dévastent, inondent, isolent ….des lieux sauvages .Il y a aussi la joie de se baigner sous des cascades        

                                                                                                          Peinture aborigène: la femme et l'esprit (Kakadu)

et dans des piscines naturelles du Lichfield parc heureusement très bien surveillé: une de ces piscines naturelles était fermée lors de notre passage pour risque de crocs bien sûr: huit jours plus tard, dans la gazette locale il y avait la photo d’une de ces ravissantes créatures capturée, de 5 mètres, exactement au même endroit .....J’arrête ici les descriptions, il y a d’e

xcellents guides qui sont bien plus complets, si ce n’est pour vous parler un peu de Darwin:

Cette ville: 1000000 habitant (50% de la population du « north territory » une superficie de 2,5 fois la France) cette ville disais je, fut détruite à 45 %lors du passage du cyclone Tracy le 24.12.1974 : sympa comme Noël!!

Darwin, nous allons encore y rester jusqu'à mi juillet puis direction l’Indonésie et ses nombreuses iles, une fois que nous aurons le « CAIT » (permis de naviguer indonésien) qui est édité à Jakarta...puis le visa !! La paperasserie fait notoriété pour ces îles.

Le mouillage (excellent) de Fannie Baie nous a permis le 1 er juillet d assister au plus long feu d’artifice jamais vu: 3 heure 30 non stop, une cinquantaine de feux d’artifice tirés de tous les quartiers de la côte ouest....mais les plus beaux c’est quand même le festival de pyrotechnie de Cannes.....

Darwin on beach au milieu des

A Darwin le marnage est de 6 à 7 mètres et nous a permis, sur cette superbe plage de sable, de faire une beauté au bateau en beachant!! II y a aussi un club nautique très actif  le « le Sailing club « (tenu par David un Français ..et oui) ou s’entrainent une bonne dizaine de catamaran «Classe A»  ultra léger dont les équipiers sont très recherchés pour l’America ' s cup

Il y a aussi  ces week end fun sur les plages, genre régates de radeaux en disons de bierre.

voili voilà j'arrête.

 

Beacher sur la plage de Fannie Bay pour faire un peu la carrène au milieu des "Class A" qui partent en régate 

Il est vraisemblable que l’envoie des prochaines news se feront peut être un peu tarder car, d’après les amis navigateurs qui nous ont précédés dans ces contrés indonésiennes, ils nous ont confirmé qu'il n’y a pas Internet à tous les coins et surtout avec un débit très faible...nous verrons bien!

Notre programme pour les mois à venir s’est très nettement affiné:

-Jusqu’à mi octobre  c’est l’Indonésie et il y a un paquet d îles …. quelques unes des 13000 îles que comptent l'Indonésie, les retrouvailles avec Bali, Jakarta, Singapour.

-25 octobre 15 Novembre remonté de la côte ouest  de Malaise jusqu’à Landhawi

-Retour en France du 16 novembre au 16 décembre

Après... ce sera une navigation entre  la Malaisie et la Thaïlande jusqu'à avril. Ensuite ce sera la saison de fortes pluies donc vraisemblablement, après avoir laissé le bateau à Langhawi ou Phuket nous serons en France !!!!!! Je crois que je programme un peu loin? Car les choses peuvent d’ici là tellement évoluer; l’idée étant quand même de rester un certain temps dans ce coin de  la Thaïlande, où la navigation y est assez tranquille et tentera bien sûr enfants et amis !

Nous en profiterons aussi pour visiter aussi le Vietnam ? Cambodge ? Birmanie? Inde?....nous avons l’avenir devant nous!

A bientôt

 


Crocodile

Kakadu croco

 

 

 

 

 

 

 

 

 

direction Indonésie: Saumlaki /  Banda /  Wakatobi  (Célèbes) / Flores / Bali / Java / Kumai (Bornéo) / Singapour. Cliquer ici pour voir le parcours prévu.

Indonesie.png

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 07:17

                                                                                                                                   Notre position  

Voici les petites nouvelles du bateau. Alain, Marc et Didier sont en mer. Ils se dirigent  vers Darwin avec le passage du détroit de Torres.

 

  ARRIVE CE JOUR  /12°25/130°49DANS  FANY  BAIE  A DARWIN

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  Le 22 mai, Ils ont dit:"9 HEURE DU MATIN: 10°50 S / 131°23 E
La nuit a commence avec un vent faiblissant fortement suaqu’à 10/12 nd arrière ce qui comme vous le savez n’est pas des plus agréable; heureusement la mer s’est petit à petit aplatie et en milieu de nuit de beaux gros cumulus bien pleins ont fait leur apparition ce qui a donne à nouveau un beau vent sur une mer plate: un véritable rêve avec l’impression que le bateau était sur un tapis volant, faisant des surfs de plusieurs minutes à 11 nd: fantastiqGetInlineue plaisir de navigation de nuit avec une lune à trois quart pleine  entre ces gros nuages; En fin de nuit, malgré l’éloignement de la côte (25 Nm), l'odeur de terre brûlée  ou désertique et de fenouil s’est fait sentir: vraiment magnifique navigation pleine de ces joies de la mer que vous seul pouvez respirer, vivre et jubiler!
Dans tout cela, la "pétiolé" d’hier soir nous a freiné dans notre avance et nous devrions arriver à Darwin dimanche dans l’après midi; en effet nous allons faire le tour des Iles Melville et Bathurst sans passer par le raccourci de l’ile Coburn, les courants très fort qui s’y engouffrent étant contraire lorsque nous sommes passés à proximité!!"
 

   

Le 19 mai, Ils ont dit« Finalement pèche 2 petits thons rouges délicieux
nous progressons bien et vite toujours "un peu trop arrière "dans une mer pas mal agite mais tout le monde va bien et pas de malade : tant mieux

 

Il est 9H30 du matin le 19/05
la JOURNEE DU 18 a été moins confortable, avec une mer bien formée, quelques orages, donc nous avons bien avancé: je viens de passer dans un orage avec une pointe du vent à 45 Nd et le bateau planant vers les 11/12 Nd; heureusement ce ne sont que des poussées passagères: tout l'équipage est en forme et sans soucis.
Nous avons déjà parcouru 330 NM en 48 heures, une BONNE moyenne  surtout plein arriéré donc manœuvre entre "je te tangonne, je te détangone, je roule le génois, je réessaye....bref depuis un moment nous sommes sur GV seule  et cela suffit pour avancer à 7 Nd plus confortablement pour tous!
Ce matin séquence émotion nous n’avions plus de 12 volt à bord donc plus du GPS de bord, plus d’AIS, plus de MERVEILLE ni d’ordinateur et sa cartographie, ni donc bien sur de BLU et météo....:c'est rétabli après bidouillage électrique dans le tableau! Espérons que cela tiendra comme cela!
Bien sur pas de peche à ces vitesses !!On verra plus tard,,??
Pour le guindeau, dès notre arrivée je vais attaquer le démontage ; nous avons confirmation pour darwin   d’une place à Cullen ay marina (et même si c’est assez cher (250 doll/semaine) ce sera plus facile pour réparer !!!!

 

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10°32 S/139°17

parti hier matin de Thursday Island (détroit de Torres) Nous venons de parcourir dans une mer formée 170 Nm en 24 heures, avec quelques grains passagés mais plein vent arriere ce qui ne contribue pas a un confort exemplaire..
après donc des poussées de vent cette nuit a 35 Nd le vent est retombe a 25 limitant nos pointes sur les vagues a 11/12 Nd
tout va bord ,chacun prend petit a petit son rythme de traverse
 

 

 

 

Didier

 

 


Voici les petites nouvelles du bateau. Alain, Marc et Didier sont en mer. Ils se dirigent  vers Darwin avec le passage du détroit de Torres.

  

le 13 mai. Ils ont dit: "Nous venons de passer le cap york , tout au nord de l'Australie, au levé du jour et avec le bon courrant portant de 2 /3 Nd, le "Albany passage" qui est un couloir entre deux iles de seulement 200 mètres de large: c'est rés spectaculaire de se glisser vers le point nord du pays en étant progeté à 9/10 Nd: grand moment et souvenir qui restera gravé pour l 'équipage.

Nous devrions mouiller à Horn Island (face à Thursday isl)  de repartir dans un ou deux jours,selon  la météo, pour Darwin; Et puis il faut quand même refaire un peu le plein de pain et de vin.
 car la messe n'est pas finie"

le 12 mai ils ont dit:"  "Boujour Mesdames....vendredi :12°42 S /143°31Après 24 heures délicieuses dans cette lmagnifique île de Lizard: le corail est  de rêve , l'eau transparente et lecadre idylique: nous Les 3 a bordre montons la côte à  une vitesse formidable entre 8  et 10 noeuds et hier nous avons fait un  beau surf de 13 nd...il s'agit maintenant d'arriver au bon moment au nord pour passer vers Horn / Turtle où nous espérons être demain  en fin de matinée!! Alain se fait masser par Marco régulièrement au baume du tigre et ses douleurs dorsales ont disparues par miracle, l'équipage ne rate bien sur jamais l'heure de la bière, il reste encore à manger, hier soir les escalopes à la normande faites par Marco étaient remarquables (peut être pas aussi bonne que ma crème caramel... de Didier..mais meilleur que le pain au sesame d'Alain qui a tendance à largement favoriser la production méthanogène de l'équipage: tout va bien..bisous de tut l'équipage"

 

Le 08 mai il ont dit:" L’événement majeur, de cette fin du mois d’avril fut bien entendu l’arrivée d’un petit « VICTOR » chez Julie et Guillaume. Il se porte à merveille comme sa maman et son papa!
Ayant retrouvé un copain Marc à Townsville, notre première étape sera Orpheus Island :
18°38/146°29: resort en total reconditionnement, ou nous serons invite à prendre un café, des fruits à profusion et où ils nous offrirons du pain (nousavions sous-estimé notre consommation). Après une petite séance de snorkeling, hélas l’eau est un peu trouble et surtout pleine de minuscules méduses qui picotent  un peu le corps  de toutes les parties non  protégées par les lycras. Direction Dunk island:17°56/146°08_c est normalement un resort chic et prisé: nous découvrirons des ruines, où tout est à reconstruire suite au passage du cyclone Yasi en février de cette année! Puis Fitroy Island 16°55/145°59  ici tout et resté intacte et très actif, du à la proximité de Cairns 16°55/145°46/ville touristique par  excellence et vraisemblablement envahie durant la haute saison (dans un mois environ).Nous yjouerons les touristes et  même si cela peut paraître un peu « un attrape toutou... » il faut faire la montée vers le village de Kuranda par un télécabine qui pendant une heure et demi vous promène au dessus de la canopée, avecde belles haltes au milieu de cette  forêt somptueuse. Le village de Kuranda n’est en fait qu'un ensemble de boutiques à « visiteur » mais de par sa situation, perdu dans cette forêt offre une très agréable étape, vous pourrez aussi y visiter un zoo des reptiles les plus  venimeux d’Australie: burk!; la descente vers Cairns se fait en train datant de 1885 qui lézarde à travers les arbres et les très spectaculaires chutes d’eau et la rivière!" Le jour suivant nous fîmes une très belle plongée sur le tombant de la barrière de corail (Michaelmas cay et Hasting reef). Le spectacle est toutaussi accessible en plongée qu’en snorekling, même si l eau ni était pas aussi claire (paraît il) qu’en octobre ou novembre, où, dit on, la visibilité sous marine y est d’une quinzaine de mètres??? Par contre certain plateaux de coraux ont été basculés par le cyclone : je vous rassure il en reste encore beaucoup et de très beaux. C ‘est à Cairn qu’Alain, notre vétérinaire du bord, nous a rejoint . Nousrepartons direction Port Douglas. L'équipage manifestant un besoin absolue de découvrir le St Tropez australien : le temps d’un diner  et nous reprendrons la mer au petitmatin pour faire
 une fantastique glissade à 8 nœuds de moyenne, dans cette mer protégée par la barrière pour atteindre dans la nuit (beaucoup  plus tôt que prévu) Lizard Island : 14°39.572/145°26/941. Il y a un resort hélas « privé » et uniquement réservé aux client de  l’hôtel donc ne compter pas profiter de leur bar et ses plaisirs mais le mouillage est un vrai régal avec le plus beau corail et les  plus gros bénitiers vus jusqu'à maintenant en Australie. La mer y est effectivement bien transparente et la diversité des fonts  est époustouflante: nous décernerons une palme d’argent ce qui en cette période de festival cannois semble approprié.
 Nous repartons en direction de l’extrémité nord de L’Australie que nous devrions atteindre dans 2 jour

 La compétition de petits plats continue (chacun en fonction de ses compétences bien sur).
 ON REPRENDS LA MER JE CROIS DIRECT VERS LE NORD CETTE FOIS CI".  Didier

croco
 

 

 

 

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:26

 

 

Le blog vient d être mis a jour, en haut du texte vous y trouverez notre position et notre parcours, de plus si vous cliquez sur les positions il y a des commentaires:
 

 corail mouLe Queensland: un décor magnifique, d'une heure à l'autre nous passons de la Bretagne avec ses côtes rocheuses aux couleurs rouges..briques..brunes.. aux dunes du Pilât avec ces australiens mordus de 4X4 sur la plage qui tracent à toute allure, aux couchers du soleil et aux levés du soleil plus étincelants les uns que les autres et qui nous en mettent plein les yeux, aux lagons vers émeraudes et  cristallins  aux  eaux marrons chargées de boues, à la mer aux verts olive foncés et opaques....(parfois des traces de boue sur la mer apparaissent: c' est le corail, avec la marée, qui rejette le  sable!!).  Bou Deu! que de diversité. C'est beau,  le snorkling est facile et est suffisant pour admirer cette diversité de corail et il n’est vraiment nécessaire de descendre à plus de 10 mètres. Le moteur est enfin OK, les durites de refroidissement  nous ont fait bien des soucis et qui sont maintenant neuves

  

 Après une halte un peu forcée météorologiquement nous avons profité de msouvenirs des bateaux de voyage Percy Islandouillages de rêves pendant cette semaine: lagons polynésien, corail avec eau bl eu turquoise.....ok, ok je me répète mais c'était vraiment chouet.....

Puis, sur Percy Island « West Bay » ou depuis 50 ans les navigateurs de pas sage laisse dans une cabane de toile et de bois leurs souvenirs de passage, leur marque. Nous y  avons passé une soirée délicieuse avec deux autres bateaux: barbecue international! Et rencontre avec un autochtone qui nous invite à dîner chez lui, nous prête son 4X4 …c’est dire la spontanéité ..Dont nous n’aurons hélas (cette fois ci) pas le temps de partager!

C’est aujourd'hui à Mackay qu’il faut refaire le plein du réfrigérateur même si un beau thon rouge de 8 Kg a enfin eu la bonne idée de mordre à l’hameçon (sorry mais on a droit ici de les pêcher en petite quantité... et puis quand il est bien ferré on ne peut pas le remettre à l’eau car il serait dévoré dans la seconde par un requin), une autre ligne, à la traine, malgré son fil d ’acier a été entièrement croqué par ????(Cela me conforte dans ma nouvelle réticence ou mon apprentissage.. de ne plus  me baigner à la traine....   Le Pacifique ..quand même ....va vraiment me manquer!

 

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Rencontre et visite d’une sacrée perruche, cacatoès, perroquet ou callopsittes: Les callopsittes élégantes sont des oiseaux grégaires extrêmement sociaux, ils ont besoin d'un vaste répertoire de cris pour communiquer ou exprimer leurs sentiments. En vol, ils émettent des "queel, queel-queel" qui ont une sonorité plaintive et très forte (nous avons pensé que des singes ou chiens sauvages criaient). On peut également entendre des "weero", ce qui leur vaut leur nom vernaculaire en Australie. Les callopsittes possèdent un grand pouvoir d'imitation des autres oiseaux et reproduisent des bruits et des sons très divers. Elle se pose au sommet des arbres morts, dans les mâts des bateaux  ou sur les pylônes électriques au bord des routes, souvent en groupes dont chaque membre adopte la même position que les autres oiseaux, et tous regardant dans la même direction face au vent.  La nuit ils dorment dans des dortoirs commuIMGP3134ns, cachés dans des arbres au feuillage épais et quittent le dortoir très tôt le matin, avant le lever du soleil.  La callopsitte élégante est un voilier puissant, effectuant un vol direct et rapide. Les taches blanches des ailes sont très apparentes en vol avec des reflets jaunes.
Notre callopsitte n’était il pas un cacatoès???? L’histoire ne répondra pas....a vous de juger d'après la photo (ceci n est pas un jeu tv organisé par Nicolas Hulot.....)Bon j'arrête de faire le savant .. cela devient peut être rasant la parole du savoir de celui qui ne sait pas...(conversation traditionnelle de salon!)

 

Alors les Whitsundays, il ne faut pas les rater:  ensemble d’une Whitsunday langford island..-copie-1centaine d’îles, haut lieu de vacances et bassin préféré de navigation pour les Australiens, découverte de très beaux fonds sous marins le long de la grande barrière de corail, doux mélange entre îlots déserts, resorts cinq étoiles, mouillages rudes et bruts type New Zélande..... La chance que nous avons est d’y être en tout début de saison alors que ces lieux en juillet doivent être envahis ….comme la Corse: certains paysages nous ont souvent rappelé à elle et sa beauté ; oui c’est vrai la Corse c est drôlement belle.

Townsville, escale avant de repartir vers Cairns: bel aquarium à y visiter (mais le plus beau c’était celui du Marineland à Antibes...: quel Chauvin dirons certain...j’avoue!)

Townsville, jolie bourgade de province où il est préférable de se baigner dans une piscine comme en témoigne la photo... 

A bientôt au prochaine news

 

Pacifique ..quand même ....tu vas vraiment me manquer! 

Didier

 5h30 du matin

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 10:07

                                                                                             Notre position en un clic

 

1Horizonshore Marina DépartDébut de navigation pour l'année 2011

Après deux mois en France, de retour sur le bateau qui est au sec dans un chantier au sud de Brisbane (Horizon shore marina) il faudra, comme d’habitude, une bonne quinzaine de jours pour le réarmement, la sous marine, et les traditionnels travaux imprévisibles et indispensables...(changer la bague hydrolube, les tuyaux d’évacuations bourrés de tartre et calcaire, revoir les vannes etc etc     ( mais cela tous les navigateurs connaissent et à moins de faire faire ... (souvent mal par des « professionnels ») on n 'est jamais si bien servi que par...

Bref la Marina, pour ceux qui passeraient par là est située au sud de Brisbane (avec un tirant d'eau à étudier), extrêmement bien protégée, hors zone cyclonique et servie par tous les bons professionnels de bateaux et installations ad hoc, SAUF (hic) pas de wifi, pas de bistrot, pas d’autre commerces!!! un trou australien quoi! Le premier bistrot est à 7 Km...Alors pour y vivre: NON MERCI, pour y faire un carénage et des travaux :ok.

L’idéal eut été, de passer du bon temps à Mouloolaba (un peu au nord de Brisbane et de venir ici pour les travaux.

Départ sous une pluie battante avec une météo de m..... (pluie et vent dans le pif pas très fort!!): joli programme pour trouver un mouillage de rêve avec plein de poissons multicolores: bof bof

Il faut commencer à remonter vers Cairns, doucement car la saison cyclonique n’est pas encore finie (vers mi avril) et je n’ai pas vraiment l’intention de flirter avec ce genre de météo!

MAIS COMME DIS LE VIEUX DICTON BIEN CONNU (que je me suis permis de quelque peu compléter): « A trop regarder la météo, on reste au bistrot... mais à prendre trop de recul on peu l’avoir dans l'......os!   

Après un mouillage de rêve derrière une petite ile bordée de sable blanc, au petit jour, moteur en marche : fuite d’une durite de gasoil, puis la remontée du guindeau en panne! sympa ; de remonter une bonne ancre de 33 Kg avec sa chaine de 10 sur 25 mètres.. Bon à part ces deux anecdotes très vite réparées, la remonté sur MOOLOOLABA fut un régal ; une mer plate abritée par la baie de Brisbane, 10/13 nœud de vent de travers... retour en mer confortable et le bateau est heureux.

1 MoomoolabaMooloolaba ressemble à ce que devait être La Baule il y a 60 ans, la marina est séparée par une route d’une belle plage de sable blanc avec de beaux surfeurs à gogo. On trouve tout dans la petite ville balnéaire. Le soir sur la plage les touristes se joignent au locaux pour jouer du jumbee que ces derniers ont amène en nombre pour satisfaire même les plus petits, dans un rythme bon enfant bien sur pendant que des ados et des costauds font tournoyer sur la plage, devant les vagues qui brisent, des barres de fer enflammées aux extrémités! Pour agrémenter le séjour il y avait aussi un triathlon faisant parti des championnats du monde :donc grande activité sportive et jeune dans la station!

Si j’avais à choisir où laisser le bateau durant la saison cyclonique c'est vraisemblablement là que je le ferais...mais il fallait savoir et connaître!

Frazer Island les dingosDirection l' ile Fraser avec le passage de la « wide bay bar » que l 'on doit passer à marée montante (courant avec soit) mais surtout qui devient difficilement praticable avec des vagues de plus de 2,5 mètres. Or, en arrivant devant cela moussait de partout et les « coast gard (sur la fréquence 80 ou82) on précisé que ce n 'était pas praticable et qu'il ne fallait pas traverser! Nous avons trouvé refuge dans wide baie, à 8 miles, bien protégé, dans un mouillage rouleur! Heureusement le lendemain fut plus favorable et sans angoisse. Après une remonté très ludique dans cet estuaire, calme et parfois peu profond, le mouillage est à « Kingfisher bay resort » spot idéal pour profiter d’une journée de visite de l'ile en louant un 4X4 , s'aventurer sur des chemins de sable assez scabreux, rouler sur 90 Km le long de la plage, traverser, marcher dans sa foret humide et dense, y croiser avec prudence des dingos (chiens sauvages, proche du loup, qui peuvent même manger les bébés :chose réelle, arrivée il n y a pas longtemps...):donc à faire et à voir si jamais vous passez par là, mais vous avez tous des guides, non?

Frazer 4X4, avions, pecheurs

 

Frazer Epave du Maheno

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 Avril 2011

Bundeberg 24°45 S /152°23 c’est là ou il font le rhum Bundeberg ( hélas il n’est pas bien bon et en tous cas rien à voir avec notre beau rhum antillais...c’est aussi là que l'on peut envisager de laisser son bateau pendant la saison cyclonique (c’est le point considéré comme le plus limite nord )  Bundeberg Port Marina semble être la plus en sécurité, bien organisée et bien protégée, avec une très bonne prestation ; on peut y sortir de l 'eau dans une zone protégée. Certain amis avait préféré laisser leur bateau sur des mouillages, plus en amont de la rivière et avec les énormes inondations qu'il y a eu ils ont retrouvé leurs bateaux dans la mangrove ou 1 mile plus loin « un peu ...endommagés...mais « normalement » cela n’arrive jamais une telle année!!! Alors a vous de choisir si vous vous y arrêterez!

Bloqué ici pendant 4 jours, dehors cela souffle jusqu'à 40 nœuds avec mer forte, je ne me précipite pas et en profite pour vous donner ces premières nouvelles de cette saison (même si elles sont un peu plus informatives pour les copains qui suivent ….. ) et pendant ce temps là, des hommes trouvent encore le moyen de s’entretuer alors que d'autre luttes et essayent de survivre avec courage et fatalisme des misères que la nature leur impose !

 

L'éducation, la résignation, le courage des Japonais n'arrive pas à stopper la folie des va t' en guerre.

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